jeudi 24 octobre 2013

L'affaire des époux VERDIER 3/3...

... ou 168 ans plus tard: les cousines amies ou ennemies?

   J'ai la joie d'accueillir sur Oh mes aïeux une invitée un peu spéciale, à savoir ma cousine à la mode de Bretagne: Corinne. Suite à ses recherches, je lui ai demandé d'écrire ce billet que je vous invite à lire sans plus attendre:

    "La réalisation de notre généalogie a permis à Valérie et moi de nous rencontrer et d'échanger diverses infos sur nos ancêtres (son grand-père paternel et ma grand-mère paternelle étant frère et sœur), Mais rien ne pouvait laisser imaginer que nos lignes de vie se croiseraient de nouveau.

    Tandis que la généalogie et la découverte d'une histoire bien triste entraînait Valérie dans la région de Douvrend et plus exactement à Bailleul-Neuville (cf assassinat des époux Verdier en novembre 1845), je commençais mes recherches sur ma branche maternelle dans la région de Tourville sur Arques, lieu de vie de mes grands-parents maternels. De fil en aiguille, je découvrais que les ancêtres du père de ma grand-mère avaient leurs racines à Offranville, chose facile alors de reconstituer une branche, me direz-vous ? Certainement si vos ancêtres ne décident pas de compliquer les recherches.

    Le père de ma grand-mère se nommait Edmond Gustave Aublé. De registres en registres, de génération en génération, je faisais la connaissance de Jean Aublé, né au environ de 1676 à Offranville. Il contractera 2 mariages :
  • le premier avec Jeanne Durand (1682-1711), le 21 Juin 1701, union d'où naitront 8 enfants,
  • le second (celui qui nous intéresse) avec Anne Bertran le 3 Octobre 1712, qui verra la naissance de 6 enfants.
    Jean Aublé et Anne Bertran auront un fils Guillaume qui épousera Marie Anne Maurouard. De cette union, naitra Guillaume qui se mariera avec Marie Susanne Dericq (au fil du temps le nom sera modifié et deviendra Dery). En passant, ladite Marie Susanne est la fille illégitime reconnue du Sieur Georges Dericq, écuyer, seigneur d'Equaquelon. Six enfants verront le jour. Parmi eux, Pierre Augustin. Il épousera en 1800 à Envermeu Marie Magdelaine Debonne, J'espère que vous avez bien suivi mon cheminement car nous arrivons au sujet de ce billet.

    Après recoupements, j'ai découvert que le « Jean Guillaume Aublé » inculpé et condamné à 20 ans de bagne pour l'assassinat des époux Verdier, était le fils de Pierre Augustin et Marie Magdelaine Debonne, et donc figurait au nombre de mes ancêtres par la lignée de Jean Aublé. Imaginez notre surprise à Valérie et moi. Une fois de plus, l'histoire et la vie de nos ancêtres faisaient se croiser nos chemins, Valérie m'a proposé d'en rédiger l'histoire afin de vous faire partager nos mésaventures. Rassurez vous, Valérie m'a pardonnée ! Le comble, les témoins sur l'acte de décès de Pierre Augustin Aublé le 17/07/1842 à Douvrend s'appelaient Jacques Onésime Verdier et Jacques Verdier. Peut-être font-ils parti de la famille des époux Verdier assassinés en 1845 par son fils."


    Merci Corinne pour le partage de tes découvertes et naturellement nous sommes les cousines... amies!

    Pour rappel, les malheureux époux Verdier sont mes quatre fois arrière grands oncle et tante.

Création Généanet*
    Et Jean Guillaume Aublé, inculpé de leur assassinat est le trois fois arrière grand oncle de Corinne.
Création Généanet*

Pour lire ou relire cette sombre histoire des époux Verdier:

mercredi 25 septembre 2013

Mariage pour tous: Un curé épouse une religieuse

Retrouvez ce billet sur L'Echo d'Ecoust.  

  Dans mon précédent billet, que je vous invite à lire pour comprendre la suite (je vous rassure il n'est pas long), j'ai découvert l'existence des prêtres jureurs pendant la Terreur, prêtres qui pouvaient se marier. Adrien Potier, curé de la paroisse d'Ecoust-Saint-Mein (62), a donc épousé Angélique Gosse, fille de la commune le 13 octobre 1793.

    Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir quelques actes plus loin un autre mariage tout aussi étonnant...voire plus! Le 19 ventôse 1794 (9 mars 1794), Marie Barbe CUVILLIER, fille de la commune, épouse Jean Benoit Joseph BOURSIER. Elle est religieuse à Corbye (Corbie 80?)! Il est curé de Metz en Couture (62). Se sont-ils rencontrés lors de cérémonies religieuses, lors d'une visite de monsieur le curé à Corbie, toujours est-il que ces deux religieux ont été attirés l'un par l'autre. Avant ou après la mise en place du clergé constitutionnel (1794-1801) les autorisant à contracter mariage? Ont-il attendu quatre ans avant de franchir le pas? Ce ne devait pas être chose aisée où religieux assermentés (ayant prêtés serment devant le clergé constitutionnel) et non assermentés se cotoyaient et ne s'appréciaient guère.

    Naitront de leur union 3 fils, Iréné Denis (1797-1851), Charles Ignace (1798- ) et Benoit Joseph (1800- ). J'ai trouvé leur existence par les tables décennales d'Ecoust-Saint-Mein. Je leur trouve un frère ainé, Guislain qui serait né en 1795, déclarant au décès de son frère Iréné. Il n'est pas né à Ecoust-Saint-Mein, Metz en Couture ou Corbie. Si quelqu'un connait ce Guislain BOURSIER dont la naissance calculée est 1795, je suis preneuse de toute info le concernant, merci.

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   Vous trouverez leur acte de mariage ici, en bas de la page de droite.

    Je vais continuer mon dépouillement des registres et peut-être rencontrerai-je d'autres mariages de religieux. Je ne manquerai pas de vous informer.


    Pour plus d'informations sur ce sujet, je vous recommande la lecture de cet article:
 Les mariages des ecclésiastiques députés à la Convention. In: Annales historiques de la Révolution française. N°262, 1985. pp. 480-499 de Graham Ruth.

dimanche 15 septembre 2013

Ecoust-Saint-Mein: Le curé de la paroisse se marie!

Retrouvez ce billet sur L'Echo d'Ecoust.

   En dépouillant les mariages de l'année 1793 sur les registres d'état-civil d'Ecoust-Saint-Mein, un acte m'interpelle plus que les autres: 
    Le 13 octobre 1793, Antoine François TABARY, officier municipal élu le 27 janvier de cette même année, rédige l'acte de mariage d'Adrien Joseph Fleury POTIER et Angélique Scolastique Josephe GOSSE. Pour le moment, rien de bien étrange. Regardons de plus près les futurs époux.

   Adrien POTIER est le fils des feus Fleury Joseph et Marie Angélique Josephe DELATRE. Pour l'anecdote, quasiment tous les écoustois(es) ont comme deuxième ou troisième prénom Joseph(e) et/ou Guislain(e). Revenons à nos moutons. Quel est la profession d'Adrien? CURÉ de la paroisse!! J'avais la notion que les curés pouvaient se marier mais pas à cette époque. Une petite recherche via mon ami google va répondre à mes questions.
    Je m'aperçois que je ne suis pas la seule à avoir vu un tel acte de mariage en cette période révolutionnaire et à me poser des questions. Adrien Potier serait un curé constitutionnel.
    D'après Wikipédia:
"L'Église constitutionnelle est l'Église formée par le clergé constitutionnel pendant la Révolution française, à la suite du vote de la constitution civile du clergé. Cette loi donnait un nouveau statut au clergé français.
Le clergé constitutionnel a existé de 1790 jusqu'au Concordat de 1801 signé entre Napoléon Bonaparte et le Pape Pie VII.
Il est composé de prêtres et des évêques constitutionnels. les prêtres ayant prêté serment (à la Constitution Civile du Clergé) étaient appelés « prêtres jureurs » ou « prêtres assermentés », par opposition aux « insermentés » et « réfractaires »."
     Environ 50% des prêtres ont prêté serment et sont appelés "les intrus" dans les régions où ils ne sont pas appréciés. Toujours d'après Wikipédia le Pas de Calais a une proportion de prêtres jureurs compris entre environ 67 et 84%. 
    Je n'ai donc pas eu la berlue en voyant qu'Adrien Potier, curé de la paroisse se mariait à Ecoust, les prêtres jureurs en ayant le droit.

    En poussant ma recherche sur Gallica, j'ai retrouvé notre curé dans la monographie de Joseph Le Bon: La Terreur dans le Pas de Calais et le Nord. Histoire de Joseph Le Bon et des tribunaux révolutionnaires d'Arras et de Cambrai, par A.-J. Paris, 1864

La Terreur dans le Pas de Calais et le Nord - page 209
 
    Adrien POTIER a donc eu un lien avec le Tribunal révolutionnaire! Wikipédia mon ami, veux-tu stp expliquer en termes clairs ce qu'est donc ce fameux tribunal:
"Le Tribunal révolutionnaire est une juridiction criminelle extraordinaire créée par la Convention une première fois le 17 août et supprimée le 29 novembre 1792 (connue sous le nom de Tribunal du 17 août), puis rétablie sur proposition des députés Georges DantonRobert Lindet et René Levasseur, par la loi du 10 mars 1793 sous la dénomination de Tribunal criminel extraordinaire."
"Sa compétence était vaste, pratiquement illimitée :
Il connaîtra de toute entreprise contre-révolutionnaire, de tout attentat contre la liberté, l’égalité, l’unité, l’indivisibilité de la République, la sûreté intérieure et extérieure de l’État, et de tous les complots tendant à rétablir la royauté ou à établir toute autre autorité attentatoire à la liberté, à l’égalité et à la souveraineté du peuple, soit que les accusés soient fonctionnaires civils ou militaires, ou simples citoyens. (art. 1)"

   Le tribunal est composé d'un jury, de 5 juges, d'un accusateur public avec deux adjoints ou substituts. "L'accusateur public était responsable de la surveillance des officiers de police du département". 
   La seule trace écrite d'Adrien Potier que j'ai en ma possession est sa signature à son mariage.
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    Cette monographie m'apprend aussi l'existence d'un prêtre réfractaire à Ecoust, le curé CAILLERETZ, infirme, qui décèdera dans la maison de réclusion d'Arras pendant cette période révolutionnaire à l'âge de 57 ans.
La Terreur dans le Pas de Calais et le Nord - page 656
    Il ne me reste plus qu'à partir à la recherche de ce curé persécuté pendant la terreur. Je n'ai pas encore trouvé son acte de décès à Arras. Mais j'ai sa signature dans les registres d'Ecoust quand il officiait encore:


   Edit: Je viens de retrouver son acte de décès à Arras à la date du 7 Frimaire an 3 (27 novembre 1794). Il n'est pas noté sa profession mais comme c'est un prêtre réfractaire, peut-être en est-ce la raison? Il est bien décédé à la maison de réclusion d'Arras à l'âge de 57 ans.


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    Passons maintenant à sa future épouse, Angélique Scolastique Josephe GOSSE. Elle a vingt-deux ans et habite Ecoust-Saint-Mein. Elle est la fille de Charles Alexandre Joseph GOSSE et Angélique Charlotte Philippine LE COMTE domiciliés à Arras. Ce qui m'a intrigué est la profession de son père, il est piqueur des ponts et chaussées du district d'Arras.
    Voici ce que dit le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales:


    Angélique sait écrire et voici sa signature à son mariage:
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    C'est impressionnant tout ce que l'on peut apprendre avec un seul acte de mariage!! Moi qui n'était pas une férue d'histoire à l'école, je l'apprends maintenant grâce à la généalogie. La connaissance de la petite histoire de nos ancêtres me fait d'autant plus appréciée la grande Histoire.
   Je vous invite à faire des recherches par communes ou par noms dans la monographie de Joseph Le Bon, vous y trouverez peut-être des ancêtres et/ou aurez des renseignements sur la commune de vos ancêtres pendant la Terreur.

      Pour plus d'informations sur ce sujet, je vous recommande la lecture de cet article:
 Les mariages des ecclésiastiques députés à la Convention. In: Annales historiques de la Révolution française. N°262, 1985. pp. 480-499 de Graham Ruth.

jeudi 12 septembre 2013

1854: L'épidémie de scarlatine à Ecoust-Saint-Mein

Retrouvez ce billet sur L'Echo d'Ecoust.  

  Dans un précédent billet je vous parlais de l'épidémie de choléra de 1849 qui avait touché Ecoust-Saint-Mein et qui avait fait périr 10% de sa population. J'ai retrouvé sur l'incontournable site Gallica un rapport sur les épidémies qui ont régné en France pendant l'année 1854.

    1854 fut une terrible année. Le choléra sous ses différentes formes refait son apparition en force et décime bon nombre de communes. Mais le choléra n'est pas seul. La rougeole, la diphtérie, la fièvre typhoïde, les oreillons, la scarlatine, la grippe, la variole entre autres maladies s'invitent cette année là et font des ravages au quatre coins de la France. Une commission spéciale sur les épidémies a été créée pour avoir un compte-rendu le plus significatif possible de ces différentes pathologies. 34 départements ont répondu et envoyé des rapports épidémiques. C'est le docteur Déhée pour le Pas de Calais et notamment l'arrondissement d'Arras qui écrivit ce rapport.

Mémoire de l'Académie de Médecine (Paris), 1856, page CXXXV

    Ecoust-Saint-Mein a donc été victime de la scarlatine en 1854 et non du choléra comme je le pensais. Voici le tableau que j'avais réalisé pour mon article sur le choléra en 1849.

Nombre de décès à Ecoust-Saint-Mein de 1842 à 1856

   La moyenne annuel des décès de 1842 à 1856 est de 21, je n'ai pas pris en compte dans le calcul les 2 pics de 1849 et 1854. Les décès en 1854 dus à la scarlatine serait donc de 28 environ. D'après le docteur Déhée, à Ecoust, la scarlatine a été très virulente cette année là et 1 malade sur 7 en est décédé. Il y aurait eu environ, d'après ce constat, plus de 200 personnes atteintes de la scarlatine sur une population d'environ 950 âmes (d'après les recensements de 1851 et 1856), soit un peu plus de 20%.
    Voici ce que constate le docteur Déhée:


Mémoire de l'Académie de Médecine (Paris), 1856, page CXCIX
 
     Malheureusement, le docteur Déhée n'écrit pas un constat détaillé en ne parlant pas de la période, de l'âge et du sexe des sujets atteints ce que regrette la commission... et moi aussi! Nous apprenons juste page CXCI que l'épidémie de scarlatine a sévi pendant le printemps dans l'arrondissement d'Arras.  J'ai recensé dans les registres d'état civil tous les écoustois décédés pendant cette année 1854. Voici les noms et prénoms, la date et l'âge des décédés dans le tableau ci-dessous.

                   

   Nous pouvons nous apercevoir que le nombre de décès est plus important pendant le 1er trimestre avec un pic en février (6 décès en janvier, 10 en février et 7 en mars). La moyenne d'âge au décès sur l'année est d'à peine 19 ans.
    La scarlatine est une maladie infantile qui touche en général les enfants de 5 à 10 ans et survient surtout en période froide. En 1854, au Havre (76), la maladie s'est étendue aux adultes avec notamment 3 cas à l'âge de 52, 54 et 55 ans!
    Voici un tableau montrant le nombre de décès en fonction de l'âge à Ecoust:

                           

    Les 2 enfants nés sans vie n'ont pas été intégrés dans ce tableau.
    La prédominance de la mortalité infantile en cette année 1854 est claire avec un nombre de 29 enfants décédés entre l'âge de 0 à 10 ans inclus dont beaucoup d'entre eux ont du être victime de la scarlatine.

    Dans la prochaine mise à jour de la généalogie d'Ecoust-Saint-Mein, le statut "Epidémie scarlatine 1854" sera intégré et les écoustois décédés pendant l'épidémie y seront visibles. Je ferai de même pour l'épidémie de choléra de 1849.

    Pour en savoir plus sur la scarlatine, vous pouvez consulter l'article de Wikipédia.
   Je vous conseille vivement d'aller voir ce rapport sur les épidémies de 1854 en France, vous pourriez en apprendre beaucoup sur vos ancêtres si comme pour Ecoust, un rapport a été rédigé sur leurs villages.
   

dimanche 21 juillet 2013

Modification de certains billets

    Suite à d'autres recherches ou autres événements, j'ai ajouté du contenu dans certains billets de ce blog.
    Les voici avec leur(s) date(s) de modification:



mercredi 17 juillet 2013

Artistes d'agilité

Retrouvez ce billet sur L'Echo d'Ecoust.
   
 En dépouillant les mariages de l'année 1863 d'Ecoust-Saint-Mein, je lis un métier que je n'avais encore jamais rencontré: Artiste d'agilité.

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     Je me dis "Chouette! une écoustoise mariée à un artiste de cirque qui n'a pas du s'ennuyer avec son époux et qui a du voir du pays!!"  

    Voici la définition trouvée dans le Dictionnaire de la langue du cirque par Agnès Pierron (2003) 
  


    Après avoir lu cette définition, je suis retombée sur terre et la vie épanouie de Françoise que j'avais imaginée est tout de suite devenue une quasi utopie. 
    Je lis enfin la suite de l'acte et que vois-je, la future est aussi artiste d'agilité!! Un couple d'acrobates, magnifique, je les imagine déjà faisant leurs numéros de couple!

    Peut-être que mon ami google va m'en apprendre plus. En tapant le nom de l'époux, Honoré VANCASSEL, je suis dirigée vers le site des ANOM et j'apprends qu'un Honoré Joseph VANCASSEL a été condamné aux travaux forcés en 1888 en Nouvelle-Calédonie. Je n'en sais pas plus mais la date est possible. Ni une ni deux, j'ai filé, devinez où, au Fil d'ariane (sans jeu de mots bien sûr) et j'ai fait une demande pour avoir son dossier de bagne. Si Serge, avec qui j'ai déjà eu à faire plusieurs fois pour des dossiers de bagne, n'est pas en vacances, je pense que je vais être renseignée très vite.

    Homonymie? artiste d'agilité pas uniquement doué pour les acrobaties? Suite au prochain épisode!

   En attendant, je vais essayer d'en savoir un peu plus sur ce couple.

Création Ancestrologie*

Edit du 18.07.2013:

    Je n'aurai pas attendu longtemps pour connaitre le fin mot de l'histoire! Je remercie vivement les bénévoles du Fil d'Ariane et particulièrement ceux de la branche Outre-mer qui sont d'une rapidité et d'une efficacité étonnante. Réponse en moins de 24h!

    Ne faisons pas durer le suspens plus longtemps. Honoré joseph Vancassel est un homonyme. Il est aussi originaire du Nord. Il a 23 ans, soldat au 2e escadron du train des équipages, quand il est condamné pour vol qualifié au préjudice d'un militaire, vol au préjudice d'un militaire et vol au préjudice d'une habitante. Ça ne rigolait pas à l'époque !!!

dimanche 9 juin 2013

Famille DUBIARD - CPA familiales

    Aujourd'hui, j'ai acquis 2 cartes postales familiales. On peut y retrouver sur les deux une femme et ses deux enfants ainsi que le mari sur une des cartes.

    La première date de novembre 1914, quelques mois après le début de la grande guerre. Le mari, Philbert, étant parti à la guerre, a voulu garder avec lui sa femme et ses enfants et a donc fait faire des cartes postales familiales. Une des cartes a été envoyée aux parents de l'épouse.


Famille DUBIARD
Henriette Yvone - DUMAS Annette - André Maurice
Collection personnelle

    Annette Dumas écrit de Provins (77) à ses parents en novembre 1914 (orthographe respectée):
"Chers parents
Je vous envoi la photographie de vos petits enfants ainsi que la mienne car Philbert a voulu nous avoir et ces pour ça que j'ai fait faire des cartes. Vous excuserez un peu notre toilette car nous étions en tous les jours il n'y a qu'André qui est un peu habillé mais en temps de guerre on y regarde pas de si près. Je vous ai encor écrit il y a une dizaine de jours vous me direz si vous avez reçu ma lettre j'ai reçu la votre quelques jours après. Vous me demander si je touche de l'argent je ne touche que vingt sous pour mes enfants chacun dix sous et encor ils ont la complaisance de retenir à tout le monde deux ou trois jours sur le mois cela fait que je n'ai touché que 28f ce n'est pas trop embarassant c'est comme dans toute chose il y a de la "roulure"? je pense que Maria doit toucher mieux que ça on m'avait engager à reclamer.
Mais que ça leur porte bonheur je ne mourrai peut être pas de faim tout de même Comme je vous l'ai dit sur la lettre que je vous ai écrit j'ai trouvé du travail et j'en ai profité Je ne vois plus grand chose à vous dire si ce n'est que nous sommes tous en bonne santé et je pense que ma carte vous trouvera de même Je pense que vous aurez eu la visite de Philbert aujourd'hui dimanche je devais aller le voir mais ce n'est pas facile il faut que je couche à Flamboin? ou à Montereau je ne peu pas arrivé de la même journée"

    Sur la seconde carte postale familiale, tirée en 1917 ou 1918 d'après les inscriptions au verso, Philbert est sur la photo avec sa femme et ses deux enfants. Ils habitent toujours Provins.

Famille DUBIARD
Théodore (dit Philbert) - André Maurice - DUMAS Annette Céline - Henriette Yvonne
Collection personnelle


Les annotations au verso ont été écrites bien après la création de la carte, les dates de décès y figurant.

Collection personnelle

    Merci à la personne qui a fait en sorte que cette photographie ne reste pas anonyme. J'ai cherché sur Généanet mais je ne les ai pas trouvé. Je n'ai pas retrouvé non plus la mère et les 2 efnants dans le recensement de Provins de 1836.

    Peut-être qu'un jour ce billet servira aux éventuels descendants qui chercheront leurs ancêtres...